10 QUESTIONS À JÉRÔME HUTIN : Des arbres vénérables de la planète aux créations Arbor’Ethic

10 QUESTIONS À JÉRÔME HUTIN

Des arbres vénérables de la planète aux créations Arbor’Ethic

Photographie – biodiversité – vallée de la Vézère – textile – laine de mouton – liège – innovation – économie – protection du vivant


Jérôme Hutin enfant

1 — Jérôme Hutin, d’où venez-vous ? L’artisanat et la création étaient-ils déjà présents dans votre famille ?

Je suis né à Épinal, dans les Vosges, en 1967, dans une famille nombreuse puisque mes parents ont eu dix enfants.

La création et le travail manuel faisaient partie de notre environnement familial.

Mon père, Jean Hutin, était notamment céramiste. Il avait également imaginé et fabriqué des caravanes extensibles. Il avait ce goût de l’invention, de la technique et de la fabrication. Il avait réalisé un Saint Nicolas géant de 7 m de haut, lequel est sur le mur de l’office de tourisme d’Epinal depuis 1967, année de ma naissance.

Ma mère, Geneviève Hutin-Koechlin, était relieuse d’art, mais aussi peintre sur soie et sur porcelaine. Elle a notamment réalisé un livre d’or des obsèques du général de Gaulle en 1971 regroupant plus de 250.000 signatures.

Du côté maternel, mon histoire familiale est également liée au monde du textile, avec les familles Koechlin, Dollfus et Mieg, notamment autour des filatures de la Madeleine et de Béchamps dans les Vosges, ainsi qu’avec des ramifications familiales vers les Peugeot et les Schlumberger.

Je n’ai évidemment ni la puissance industrielle ni la fortune de ces grandes familles.

Mon parcours est beaucoup plus modeste et artisanal.

Mais j’ai peut-être hérité de quelque chose d’autre : l’envie de créer, d’entreprendre, de tenter ce qui semble parfois impossible et de transformer une idée en réalité.

Je suis devenu photographe professionnel en 1986, après mon CAP réalisé au Lycée Molière d’Orthez, dans le Béarn.

Quarante ans plus tard, je trouve assez étonnant de me retrouver à nouveau au contact des tissus, des matières et de la fabrication.

Pendant des décennies, j’ai travaillé avec un appareil photographique. Aujourd’hui, il m’arrive de passer de l’appareil photo à la machine à coudre.

Finalement, ce n’est peut-être pas si éloigné.

Dans les deux cas, il faut observer, imaginer, essayer, rater parfois, recommencer et fabriquer quelque chose qui n’existait pas auparavant.


2 — Pourquoi avoir consacré une partie aussi importante de votre vie aux arbres vénérables de la planète ?

Parce qu’un arbre très ancien bouleverse notre rapport au temps.

Nous vivons quelques dizaines d’années. Certains arbres traversent plusieurs siècles, parfois davantage.

Ils ont vu passer des générations d’êtres humains. Ils ont connu des bouleversements historiques, des changements de paysages et de climat. Certains sont devenus des repères pour des villages, des peuples ou des cultures entières.

J’ai commencé à photographier les arbres remarquables à la fin des années 1980.

Puis cette passion est devenue un projet qui pouvait sembler complètement déraisonnable : partir autour du monde à la rencontre des arbres vénérables de la planète.

Pour réaliser cette expédition, il a fallu convaincre.

Des entreprises ont cru à mon projet. Des éditeurs et des journalistes également.

Mais il y a surtout eu quelque chose d’extraordinaire : des milliers de personnes rencontrées à travers le monde m’ont aidé à leur manière.

Certaines m’ont hébergé ou nourri.

D’autres m’ont conduit parfois très loin pour rejoindre un arbre.

On m’a prêté des véhicules, une motoneige, permis d’accéder à des lieux isolés et, dans certaines circonstances, même aidé à me déplacer en avion privé.

Très souvent, ces personnes ne me connaissaient pratiquement pas avant mon arrivée.

Je suis parti à la rencontre des arbres et j’ai finalement découvert autour d’eux une formidable chaîne humaine internationale.

Oui, j’ai dû déplacer quelques montagnes pour réaliser ce rêve.

Mais je ne les ai jamais déplacées seul.


3 — Vous défendez depuis longtemps les arbres et la biodiversité. Qu’est-ce qui vous révolte encore aujourd’hui ?

Je trouve lamentable que l’on puisse encore abattre ou arracher sans véritable réflexion certains arbres centenaires, parfois plus anciens encore, comme s’il ne s’agissait que d’un obstacle ou de quelques mètres cubes de bois.

Un vieil arbre possède un vécu.

Il témoigne de l’histoire d’un lieu.

Pendant cent, deux cents, cinq cents ans ou davantage, il a donné énormément : de l’ombre, de l’oxygène, des feuilles, des fleurs ou des fruits, un refuge pour les oiseaux, les insectes, les champignons et une multitude d’autres organismes.

Il a participé au cycle de l’eau, protégé et enrichi son sol et stocké du carbone pendant toute son existence.

Je dis souvent, avec mes mots, qu’un arbre a donné 100 % de sa générosité.

Évidemment, tous les arbres ne peuvent pas être conservés éternellement. Certains sont dangereux, malades ou doivent parfois être abattus pour des raisons justifiées.

Ce que je conteste, c’est l’abattage de facilité, lorsqu’une autre solution aurait pu être étudiée.

Et lorsqu’un arbre ancien doit réellement disparaître, je pense que nous devons au minimum nous demander ce qu’il raconte et comment valoriser intelligemment son bois plutôt que de le broyer ou de le brûler immédiatement.

Le carbone qu’un arbre a accumulé dans son bois pendant des décennies ou des siècles peut en partie rester stocké lorsque ce bois est utilisé durablement.

Je souhaite donc que les lois évoluent pour mieux reconnaître et protéger le vivant, et particulièrement les arbres anciens lorsqu’ils représentent un patrimoine écologique, historique ou paysager.

Et cette réflexion ne s’arrête pas aux arbres.

Elle concerne aussi l’eau, les sols, les rivières et la biodiversité dans son ensemble.

Nous savons protéger des bâtiments parce qu’ils racontent notre histoire.

Pourquoi ne saurions-nous pas mieux protéger certains êtres vivants qui étaient parfois déjà là avant leur construction ?


4 — Quelle place occupe aujourd’hui la vallée de la Vézère dans votre travail ?

La Vézère est devenue un fil conducteur de ma vie et de mon travail photographique.

Je photographie évidemment la rivière, mais aussi ses berges, les arbres, les fleurs, les paysages, les lumières, les animaux et toute cette vie que nous ne voyons parfois plus tellement elle nous paraît ordinaire.

Pourtant, rien n’est ordinaire.

Un arbre au bord de l’eau, une prairie fleurie, un insecte de quelques millimètres, un champ de coquelicots ou un reflet sur la Vézère font partie du même système vivant.

La biodiversité n’est pas quelque chose qui existe seulement dans une forêt amazonienne ou dans une réserve située à l’autre bout du monde.

Elle commence devant notre porte.

L’être humain en fait lui aussi partie.

C’est une idée très importante pour moi : nous parlons souvent de « la nature » comme si elle était extérieure à nous.

Mais nous sommes nous-mêmes des animaux, appartenant à cette planète et dépendant de l’eau, de l’air, des sols et des autres espèces.

C’est aussi ce que j’essaie de transmettre à travers mes photographies, mes expositions et aujourd’hui mes créations Arbor’Ethic.


5 — Qui vous soutient aujourd’hui dans votre travail artistique et dans vos impressions textiles ?

Mes projets se sont toujours construits grâce aux rencontres.

Dans les années de mon expédition autour des arbres vénérables, de grandes entreprises, des éditeurs, des médias et de très nombreuses personnes m’ont permis d’aller beaucoup plus loin que ce que j’aurais pu accomplir seul.

Aujourd’hui, l’aventure est différente.

Mes photographies sont notamment imprimées sur du tissu de coton dans les Vosges, région où je suis né et dont l’histoire textile fait aussi partie de mon histoire familiale.

Delmon Group a soutenu le développement d’une première série de mes tabliers photographiques.

Je tiens d’ailleurs à être précis : ce soutien concernait les tabliers, pas encore la fabrication de mes sacs isothermes. c’est en discussion…

Pour ceux-ci, j’ai commencé à travailler avec de la feutrine de laine de mouton, notamment provenant d’une filière auvergnate.

D’autres rencontres apparaissent progressivement : producteurs, entreprises, artisans, utilisateurs et personnes qui regardent mes prototypes et me font des remarques.

Le Domaine du Noyer, avec qui j’ai fais des photos de leurs produits, par exemple, m’a permis d’imaginer un modèle de sac personnalisé autour de son huile de noix à la truffe que je leur ai offert en un exemplaire.

Aujourd’hui, je ne prétends pas avoir derrière moi une grande structure industrielle.

Je suis encore dans une phase de création, d’expérimentation et de recherche de partenaires.

Et c’est justement ce qui rend cette aventure intéressante.


6 — Pourquoi un photographe s’est-il mis à fabriquer des tabliers ?

Peut-être parce que cela remonte beaucoup plus loin que je ne le pensais.

Lorsque j’étais enfant, j’avais déjà cousu un tablier blanc avec une toque de chef. Et j’ai toujours aimé cuisiner.

Mais il y a aussi une autre histoire derrière ces tabliers.

Dans ma famille, parmi mes proches, et parfois dans les rencontres que je fais, on m’a souvent dit :

« Si ton art photographique ne fonctionne pas suffisamment, pourquoi ne prends-tu pas un boulot alimentaire, comme beaucoup de gens, avec un salaire régulier et stable ? »

Je comprends parfaitement cette remarque.

Mais moi, qu’est-ce que j’en fais, de cette expression : « boulot alimentaire » ?

Eh bien, j’ai décidé de la contourner à ma manière.

Plutôt que d’abandonner la création pour prendre un travail dit « alimentaire », je me suis demandé si je ne pouvais pas justement faire entrer l’alimentaire dans mon travail artistique.

C’est ainsi que mes photographies ont commencé à devenir des tabliers.

Puis sont venus les sacs isothermes, pour transporter une bouteille, un pique-nique ou de la nourriture.

J’imagine aussi des sacs pour aller faire ses courses, de futures nappes personnalisées, des textiles pour l’art de la table, et pourquoi pas demain des vêtements, des casquettes ou d’autres objets portant mes photographies.

Cela rejoint finalement beaucoup de choses que j’aime : la photographie, la cuisine, les matières, les producteurs, les paysages et le plaisir de partager un repas.

Alors, lorsque l’on me parle de « boulot alimentaire », j’ai presque envie de répondre :

« Alimenterre, mon cher Watson ! »

Parce qu’il s’agit justement d’essayer de relier l’alimentation, la Terre et la création.

Et si mon travail photographique peut trouver de nouvelles formes économiques sans renoncer à ce que je suis, alors ce n’est plus seulement un moyen de gagner ma vie.

C’est une autre façon de la construire.


7 — Pourquoi avoir ensuite créé un sac isotherme avec de la laine de mouton ?

Je voulais que mes photographies puissent également devenir un objet réellement utile.

Pendant les périodes de forte chaleur, transporter de l’eau fraîche pendant plusieurs heures devient une préoccupation très concrète.

J’ai donc commencé à imaginer un sac capable d’accueillir une bouteille tout en conservant l’identité photographique d’Arbor’Ethic.

Mais plutôt que de simplement acheter une mousse isolante synthétique et de reproduire ce qui existe déjà, je me suis demandé si je pouvais expérimenter une autre matière.

C’est ainsi que je me suis intéressé à la laine de mouton. Et l’élevage des moutons contribue à l’entretien et la préservation des prairies voire des forêts donc moins d’incendies…

J’ai fabriqué différents prototypes et commencé à les tester moi-même dans des conditions réelles.

Lors d’une journée où la température extérieure approchait 39 °C, j’avais placé dans l’un de mes sacs une bouteille très fortement glacée en fin de matinée. Le soir, plusieurs heures plus tard, il restait encore de la glace.

C’était suffisamment encourageant pour continuer les recherches.

Mais je veux être totalement transparent : cela reste un essai artisanal et non une performance certifiée par un laboratoire.

Aujourd’hui, je poursuis les tests.

Je réalise notamment une expérience toute simple avec deux bouteilles : l’une contenant de l’eau très chaude, l’autre de l’eau très froide.

La question est amusante : qui va gagner ?

En réalité, personne.

Les deux finiront progressivement par tendre vers la température ambiante.

Le rôle de l’isolant est simplement de ralentir cet échange.

C’est précisément ce que je veux maintenant mesurer plus sérieusement.


8 — Pourquoi ajouter du liège ? Et accepteriez-vous de faire fabriquer vos sacs en Chine ou hors d’Europe pour les vendre moins cher ?

Le liège est arrivé progressivement dans ma réflexion.

Évidemment, pour quelqu’un qui photographie des arbres depuis aussi longtemps, travailler avec une matière provenant de l’écorce du chêne-liège possède une certaine logique.

Mais cela ne suffit pas pour déclarer qu’un matériau est écologique.

Je veux savoir d’où il vient, comment il est transformé et avec quoi il est associé.

Le « tissu de liège » est généralement constitué d’une fine couche de liège assemblée sur un support textile.

Le tissu de liège utilisé dans mes premiers essais est actuellement fabriqué en Chine.

Alors oui, la question se pose :

serait-il cohérent de défendre une fabrication plus respectueuse de l’environnement tout en faisant parcourir des milliers de kilomètres à certaines matières simplement pour gagner quelques euros ?

Je ne veux pas non plus tomber dans la caricature.

Un produit n’est pas automatiquement mauvais parce qu’il vient de Chine, pas plus qu’un produit européen n’est automatiquement irréprochable.

Il faut comparer la qualité, la composition, les conditions de production, le transport, la durabilité et évidemment le prix.

Mais si je peux trouver une matière équivalente fabriquée en France ou en Europe, à un prix économiquement supportable, elle aura ma préférence.

Je recherche donc actuellement des fabricants européens capables de fournir du tissu de liège adapté à mes prototypes et à de petites séries.

Mon objectif n’est pas de coller artificiellement une étiquette « écologique » sur un sac.

Je préfère raconter exactement où chaque matière est fabriquée, avec ses qualités mais aussi avec ses limites.


9 — Que recherchez-vous aujourd’hui ? Des clients, des mécènes, des investisseurs ? Et où peut-on acheter vos créations ?

Je recherche plusieurs choses, et il est important de ne pas les confondre.

Je recherche d’abord des clients.

Des particuliers, mais aussi des entreprises, des producteurs, des domaines, des collectivités, des restaurateurs ou des professionnels du tourisme qui souhaiteraient acheter mes créations ou commander une petite série personnalisée.

Une entreprise peut par exemple imaginer un sac portant une photographie de son territoire, de son activité, d’un paysage ou d’un produit qui raconte réellement son histoire.

Je recherche également des professionnels de la couture, du design et du textile capables de m’aider à perfectionner mes prototypes et à étudier leur fabrication en petites ou moyennes séries.

J’aimerais aussi rencontrer des laboratoires ou organismes capables de réaliser de véritables tests thermiques et de comparer objectivement différents matériaux et différentes épaisseurs.

Ensuite viennent les financements.

Je suis ouvert à des investisseurs ou partenaires économiques qui croiraient au développement d’Arbor’Ethic.

Des entreprises peuvent également accompagner certains projets par du parrainage ou du sponsoring.

Et le mécénat peut avoir sa place lorsqu’il concerne mes actions artistiques, culturelles ou environnementales et qu’il respecte réellement le cadre du mécénat.

Je souhaite surtout éviter de tout appeler « mécénat » simplement parce que j’ai besoin d’argent.

Mes besoins sont beaucoup plus concrets :

des commandes, des précommandes, des compétences, des partenaires, des moyens pour tester et améliorer mes créations, et des personnes qui ont envie de croire à cette nouvelle aventure.

Mes sacs isothermes, mes tabliers et mes autres créations Arbor’Ethic sont actuellement disponibles directement auprès de moi, à Terrasson-Lavilledieu, lors de certaines expositions et manifestations, ou en me contactant à travers :

vezere.org
arborethic.com

Et j’aimerais qu’à terme une partie du développement économique d’Arbor’Ethic puisse contribuer à des actions concrètes en faveur des arbres et de la biodiversité.

Pas avec une formule marketing du genre :

« un sac acheté = un arbre sauvé »

si je suis incapable de prouver ce qui se passe réellement derrière.

Je préfère imaginer un système transparent, avec des actions identifiées et des partenaires sérieux. Peut-être par le biais de plantations d’arbres, de haies champêtres, de protection des arbres séculaires…

Ce serait une belle façon de relier économie, écologie et engagement.


10 — Vous parlez de protéger les arbres, l’eau et le vivant. Pourtant vous utilisez aujourd’hui l’intelligence artificielle. N’est-ce pas contradictoire ?

C’est une question que l’on peut parfaitement me poser.

Et je ne vais surtout pas répondre que l’intelligence artificielle est immatérielle ou qu’elle n’a aucun impact environnemental.

Les centres de données consomment de l’électricité.

Certains systèmes de refroidissement utilisent de l’eau.

Il faut également fabriquer les serveurs, les composants électroniques et les semi-conducteurs.

Tout cela possède une empreinte.

Ce serait donc incohérent de demander de la transparence sur la laine, le coton ou le liège de mes sacs et de refuser la même question lorsqu’il s’agit du numérique.

Mais je pense également qu’il faut éviter les réponses simplistes.

L’impact d’une utilisation numérique varie selon les centres de données, les systèmes de refroidissement, la provenance de l’électricité, le matériel utilisé et la manière dont nous nous servons de ces outils.

Pour ma part, j’utilise l’intelligence artificielle comme un outil de travail et de réflexion.

Elle peut m’aider à structurer un texte, chercher une piste, comparer des informations, traduire ou faire émerger une idée.

Mais elle ne remplace ni mon regard de photographe, ni quarante années de terrain, ni les voyages, ni les personnes rencontrées, ni la photographie que je prends devant un arbre, ni le tissu que je découpe, ni la couture que je réalise avec mes mains.

Et je pense que nous devons aussi apprendre à poser cette question :

avons-nous besoin d’utiliser une technologie pour tout et n’importe quoi simplement parce qu’elle existe ?

Je ne crois pas.

Nous devons apprendre à utiliser intelligemment nos outils, à améliorer leur efficacité et à exiger des entreprises du numérique davantage de transparence sur leur consommation d’énergie et d’eau.

Je défends l’eau.

Je défends les arbres.

Je défends le vivant.

Alors je dois accepter que l’on m’interroge aussi sur mes propres usages.

C’est même plutôt sain.

Et si demain une intelligence artificielle peut aussi aider des chercheurs à mieux comprendre une forêt, optimiser certaines consommations d’énergie, surveiller une pollution ou éviter un gaspillage, je ne vais pas rejeter cet outil par principe.

La question n’est peut-être pas :

« technologie ou nature ? »

La vraie question est plutôt :

« comment utilisons-nous notre intelligence — humaine ou artificielle — pour arrêter de détruire stupidement ce dont nous dépendons pour vivre ? »


JÉRÔME HUTIN — ARBOR’ETHIC

Photographe professionnel depuis 1986

« Protège l’arbre de vie qui est en toi »

Photographies – créations textiles – sacs isothermes – tabliers – projets artistiques et environnementaux

vezere.org
arborethic.com

Pour la presse

Photographies haute définition disponibles :
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Crédit photographique : © Jérôme Hutin – Arbor’Ethic

Et dans l’atelier, un contrôleur qualité s’est déjà prononcé sur l’une des matières utilisées : Epson, le chat de la maison, a immédiatement adopté la laine de mouton pour ses siestes.

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